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jeudi 15 juillet 2021

Poussières d'âmes de Mariette Théberge


En 2019, la poète Mariette Théberge, citoyenne de Saint-Eustache dans les Basses-Laurentides, produisait avec le CD Poussières d’âmes.

La poète y livre ses réflexions, ses humeurs douces et sa solitude. Elle a fait la paix avec le passé et les absents n’ont pas nécessairement tort. On se remémore les instants agréables et elle se dit prête à de nouveaux lendemains.

Elle lit parfois de la poésie dans le cadre d’événements organisés par l’organisme culturel Toulèsarts dont elle est une amie.

La nostalgie et la tendresse dans ces textes me rappellent les chansons de Clémence Desrochers.

Mariette Théberge est sur Facebook, si jamais vous souhaitiez la joindre.

 

© Photo, texte du billet, Denis Morin, 2021


lundi 4 février 2019

Prophéties d'Isabelle Larouche




Il était une fois une auteure jeunesse qui aime les fées et autres esprits magiques de la forêt croisée au Festival de la Galette et des saveurs du terroir de Saint-Eustache, dans les Basses-Laurentides, en septembre 2018.  Isabelle Larouche me vendit un exemplaire du roman pour adolescents Prophéties publié en 2017 aux Éditions du Phoenix.

Elle m’écrivit comme dédicace le message suivant : « Tes passions, rêves et talents ont le pouvoir de changer le monde. Laisse la magie entrer dans ta vie. » Or, c’est justement ce qui arrive dès que l’on ouvre ce petit roman qui saura autant émerveiller les adolescents que les adultes.

Toute l’histoire tourne autour d’une vieille itinérante qui déambule depuis très longtemps par les rues et les parcs de Montréal. À différentes époques, elle se lie d’amitié avec un futur écrivain, un architecte de demain, un musicien, un serrurier.  Les enfants sont à l’aise en sa présence et lui remettent par hasard des clefs minuscules qu’ils ont trouvées, pièces d’orfèvrerie de la longueur d’un cil ouvrant des portes sur un monde imaginaire.

Dans ce roman, on traite aussi de valeurs comme l’entraide, l’amitié, la famille, le respect de la nature.

Je ne vous en dirai pas davantage quant au reste de l’histoire.  Vous aurez deviné que j'ai beaucoup aimé ce roman et que je vous recommande chaleureusement de vous le procurer à votre librairie.  Laissez-le traîner au salon pour que votre adolescent (ou l’ancien adolescent que vous étiez) retrouve une touche de magie dans sa vie.

© Photo, texte, Denis Morin, 2019


samedi 15 décembre 2018

Brunantes d'André Ledoux


André Ledoux est un universitaire et enseignant diplômé maintenant retraité, mais combien occupé à embellir la vie des autres.  Au-delà de l'image d'un homme un brin austère, je retiens de lui l'homme de cœur et d'esprit.  Il écrit depuis des lunes et ses champs d'écriture vont des essais sur la santé, le mieux-être au roman policier et à la poésie.

Cette fois-ci, notre auteur ose Brunantes où il se permet une originalité dans le titre, puisqu'on dit une brunante au Québec (ce qui correspond à l'heure bleue du côté de l'Europe francophone). Dans ce recueil publié par l'éditeur Textes et contextes de Ste-Adèle dans les Laurentides, il alterne en douceur les textes et les images, comme si nous nous promenions dans une galerie d'art, voire dans l'imaginaire du poète. Des rêves, des souvenirs de voyage, des aveux amoureux s'étalent tout au long de cette galerie intimiste.

Certains poèmes sont traités aussi à la manière de nouvelles avec des chutes inattendues.  Effet de surprise assuré.

Bien humblement, j'ai accepté de signer la préface de ce recueil pour marquer mon appui à ce poète qui fréquente aussi le Café littéraire que j'anime pour l'association Toulèsarts de Saint-Eustache, près de Montréal.

À son tour, André Ledoux place à la fin de son recueil quelques activités de création littéraire pour stimuler l'inspiration.

André Ledoux est un écrivain que je vous recommande.

Extraits :

« Neige sans tache
Les arbres portant dentelles
Hymne à l'enchantement
Silence feutré
Paix et sérénité
Dans un décor qui me comble.  »

« Dans le cosmos
De la vie en circulation
Depuis toujours
Sans interruption
Permanence de la durée
Un jour
Jeu du hasard et de l'existence
L'étincelle s'actualise
Prend une forme matérielle
Incarnation.  »

« Il s'en est souvenu
Dans les draps lilas
Une femme amoureuse
Se penchait vers lui
Pour l'embrasser
Inoubliable couleur.  »

© Photo, texte du billet, 
    sauf extraits du poète,
    Denis Morin, 2018

dimanche 8 avril 2018

À deux doigts de la terre de Noella Leblanc



L’auteure est née à Saint-Eustache, dans les Basses-Laurentides, à l’époque où cette ville de la banlieue montréalaise était campagne.  Jeune adulte, ses yeux ont vu une partie de l’Europe et le Sénégal, avant de revenir s’installer en 1975 avec mari et enfants au Québec.  Elle possède une formation en éducation et en arts.

Elle participe assidûment au Café littéraire que j’anime à l’association eustachoise Toulèsarts vouée à la promotion de la poésie écrite dans la langue de Vigneault et de Leclerc.

Cette enseignante à présent retraitée nous fait voyager avec les mots.  Elle manie les sons et les images à sa guise.  Dans À deux doigts de la terre, recueil publié en autoédition en 2015 chez Bouquin Bec, elle dépeint autant ses états d’âme que les paysages parcourus. 

« Que pourrais-je te dire
tu devines parfois
dans le velours de l’œil
l’éclat d’un ciel d’été. »

Elle décrit les joies enfantines, la vie avec son amoureux, le rythme des saisons.

« Quand viendras-tu au jardin ?
Une gerbe nouvelle
Se pare de grâce et s’offre légère. »

Elle se montre aussi sensible à la misère humaine…

« Réfugié aux mœurs étranges
à l’intérieur du mur poli
langue allongée, manteau charnu
fragile et tendre
je vis d’un va-et-vient
pour fuir air froid, soleil ardent. »

À deux doigts de la terre, Noëlla Leblanc, femme pacifique, fredonne des airs anciens, hume le parfum des fleurs, se réjouit du chant des oiseaux, tout simplement reconnaissante envers la vie.  Une poétesse à découvrir.


© texte et photo, Denis Morin, 2018

mardi 21 novembre 2017

Grand fauchage intérieur de Stéphanie Filion



Aujourd’hui, nous parlons du premier roman de cette écrivaine parue en 2017 chez Boréal.
Stéphanie Filion est née en 1975 à Saint-Eustache, en banlieue de Montréal.
Elle est détentrice d’une maîtrise en études littéraires à l’UQAM.
Elle est coauteure de carnets parus en 2009, puis auteure de deux recueils de poésie parus en 2013 et en 2015.
Elle a représenté le Canada en littérature (nouvelles) aux VIe Jeux de la Francophonie à Beyrouth.
Grand fauchage intérieur concerne le voyage d’une photographe québécoise, Jeanne, quadragénaire, au Liban.  Elle y croise Julien, Parisien aux racines franco-libanaises, 24 ans, de passage pour une compétition de judo.  D’ailleurs, le titre de ce roman porte le nom d’après une position de judo.
S’ensuit une histoire d’amour impossible, compte tenu de l’âge, du bref séjour de Jeanne dans ce pays, du deuil de son mari et de son fils.
Elle veut photographier les rites funéraires.
On peut établir un parallèle entre cette photographe qui tente de se reconstruire une vie, un présent et ce pays qui tente de se retrouver une identité après la guerre survenue de 1975 à 1990.
Écriture limpide comme la lumière de la Méditerranée en plein midi.
Seul petit reproche, j’aurais aimé percevoir davantage le point de vue de Julien, au niveau de la narration.
Bref, une lecture très agréable pour nous faire découvrir le Liban et Beyrouth.   
De cet envoûtement, on en redemande.

Extraits :
« J’essaie de me repriser, mais tu as laissé des traces partout sur moi. Mon corps ne t’oubliera pas, comme le bois et le velours n’ont rien oublié. »
« Elle riait avec une joie que je découvrais ici.  Le plaisir de ceux qui savent que la paix n’est que passagère. »
« On a beau déclarer quel clan sera le vainqueur, mais dans les guerres, ce sont toujours les femmes qui perdent. »

« Ici, on veut effacer le passé, effacer le mal qu’on a fait et le mal qu’on a eu. »