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samedi 20 mars 2021

Poésie, images et plume de Ghislaine Lavoie et Élise Bilodeau

 

La poète Ghislaine Lavoie et la photographe Élise Bilodeau viennent de faire paraître en mars 2021 un très bel album intitulé Poésie, images et plume. 

Dans le cas de livre du genre, je me demande toujours si c’est la photo qui a inspiré le texte ou si le poème a provoqué le capture des paysages. Je note une grande complicité entre les deux artistes. C’est indéniable.

Quant aux textes célébrant la vie, l’amour, les saisons, l’eau. On y décèle aussi un grand amour pour le Québec avec ses forêts et son fleuve tranquille. J’entends aussi les chants des anciens portés par la brise l’été et la poudrerie en hiver. Les lignes tracées me renvoient inévitablement aux chansons de Gilles Vigneault et Félix Leclerc. 

Mon père, ce taiseux, s’il était encore de ce monde aurait dit que c’est vraiment de la belle ouvrage ! J’aurais abondé et j'abonde dans le même sens. 

Je vous invite à contacter les deux artistes sur Facebook, si vous souhaitez vous procurer ce très beau livre parfait pour une table à café.


Extraits : 

« Il existe un chemin ouvrant le cœur des arbres

Vers la vie qui attend

Tout là-bas doucement

Ce chemin est à nous est à vous est à moi

Rejoignez mon bonheur si vous passez parfois »

 

« Chaque matin

Je réinvente ma naissance et l’existence

Survivant de multiples naufrages »

 

« Mots je vous rends l’offrande des saisons

Mots du ciel au présent cueillis mûrs à la branche du vent

Mots étangs tous gorgés de lumière tous d’avides élans… »

 

 

© Photo et billet, sauf les extraits de G. Lavoie, Denis Morin, 2021

 


dimanche 5 avril 2020

L'Infini Temps et Tous les Ciels de Ghislaine LaVoie


Ghislaine Lavoie ou LaVoie, c’est d’abord et avant tout Ghislaine LaVoix que j’entends lorsque je lis sa poésie intimiste, son regard porté sur sa vie, les saisons, son époux, les générations, le fleuve Saint-Laurent. En fine observatrice, elle voit tout, elle ressent tout et elle décrit finement son environnement et son monde intérieur. Elle est une eau limpide qui roucoule comme ruisseau au matin de Pâques.

En 2019, elle a fait paraître deux recueils de poésie L’Infini Temps et Tous les Ciels qui recèlent des réflexions inspirées et inspirantes sur le temps qui passe et sur les ciels, en fonction des états d’âme. Elle ne cherche pas à épater la galerie par de savantes arabesques littéraires, mais juste à être qui elle est, une femme de cœur. J’ai perçu son admiration pour Félix Leclerc et Gilles Vigneault au travers de certaines images comme doux clins d’œil faits à ces deux pionniers de la culture française en Amérique et chantres de la francophonie.

Vous pouvez la contacter via Facebook, si vous souhaitez vous procurer ces deux livres.

Extraits :

« La verdeur naît chaud en mes rimes lisses, dans les paysages dont je m’habille, dans les herbes à genoux que cent mains de vent soulèvent. Si je regarde mieux, le monde est rempli d’oiseaux détachés qui s’en vont réchauffer un ailleurs. Mais je reste inclinée sur la page et les nids recommencent, puis je ne gis plus au pied des mots, syllabes en cendres dispersées. Puis je m’accorde racines. »

« Ma plus sage maison
Est celle que j’habite
Tout au-dedans de moi
Sans peur et sans limite
À l’écho de ma voix
Toute ma vie s’y passe et ma respiration
Se trouve en ce lieu-là. »

© Photo, texte du billet, sauf les extraits de la poète,
    Denis Morin, 2020