dimanche 20 septembre 2026

Le cimetière des aveux de Luc Breton

 

Écrire, c’est s’affirmer, prendre position, se choisir en quelque sorte. A plus forte raison quand on a été victime d’intimidation et violence. Ce thème, on le sait, est toujours d’actualité, tant dans les cours d’écoles que dans les milieux de travail toxiques et en politique internationale.

Luc Breton, analyste en comportements vestimentaires habitué aux conférences et à l’animation d’ateliers, a pris sa plume pour écrire son roman Le cimetière des aveux.

On suppose qu’il est derrière le personnage de Geoffroy Gamache, un homme mature qui retourne dans son village natal revoir des connaissances et des proches, mais confronter – ô surprise ! – les intimidateurs de sa jeunesse.

Réussira-t-il à panser ses plaies et celles d’autres personnes blessées de son passé par le biais d’un projet collectif au cimetière ?  Sera-t-il au bout de ses peines en motivant les uns et les autres ?

Je vous invite à lire ce roman bien senti d’une grande pertinence, surtout si vous avez déjà été victime ou encore bourreau. A lire.  

 

Extrait :

« Geoffroy se souvint de l’accueil chaleureux qu’il ressentait dans les foyers de ses trois amis alors que lui et ses frères et sœurs étaient persona non grata dans quelques familles du village, cette fabrique de mensonges. »

 

 


lundi 7 septembre 2026

Vivre dans un arbre de Donald Alarie

 

Donald Alarie, romancier, nouvelliste et poète, a été reconnu par le CALQ en 2006 et a été intronisé en 2011 au Temple de la renommée des arts de Lanaudière.

Cette fois-ci, l’homme de lettres nous propose aux Éditions de la Pleine lune le livre Vivre dans un arbre. Tout d’abord, j’ai été intrigué par le titre et les maisonnettes de la couverture qui me rappellent les cabanes construites par les gamins et les parents encore nostalgiques de l’enfance révolue qui donnent un coup de main à leur progéniture.

Dans ce recueil de petites proses, l’auteur se pose parfois en observateur et tantôt en acteur, comme s’il réfléchissait à voix haute sur ce qui constitue la vie, les joies, les peines, les possibilités et les limites de certaines destinées.

J’ai dégusté ce livre par segments, en prenant la peine de relire deux fois plutôt qu’une certaines pages, vu la densité des sujets abordés sous la fluidité du style. Pourquoi courir dans cette lecture alors qu’elle nous convie à la marche lente, un pas après l’autre pour apprécier le temps qu’il fait ? Le ton épuré nous donne la cadence de ce parcours littéraire d’autant plus salutaire à notre époque anxiogène éprise de vitesse.

À lire évidemment.

Extraits :

« Constater que la Terre existe toujours, que notre corps est encore apte à s’y déplacer, qu’un sursis de plus nous est accordé. »

« Cette pluie ne dit pas tout, mais ce qu’elle suggère est d’une extrême délicatesse. Sous les arbres plus verts que jamais. »