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mardi 14 avril 2020

Aux confins de l’invisible, haïkus d’intérieur illustrés, de Cornéliu Tocan



Quand le confinement inspire Cornéliu Tocan, ça donne le brillant recueil Aux confins de l’invisible, haïkus d’intérieur illustrés, recueil qui vient d’être publié chez Créatique. Les dessins aussi de la main de l’auteur font écho aux poèmes. Il y a matière à humour et à réflexion, comme si ces textes reflétaient une partie de soi et des autres. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que les poètes sont souvent spectateurs et fins observateurs du monde dans lequel ils évoluent, passant à leur guise devant et derrière le miroir.

Je vous recommande la lecture de ce jeune auteur qui sait me faire sourire et réfléchir. Brillant, vous dis-je !

Extraits :

À propos de l’anxiété (dessin avec tête entourée de notes, de sons)
« Capharnaüm sourd
D’aigües voix intérieures
En polyphonie. »

À propos de la conscience (dessin de masque)
« Masque filtrant l’air des mots
Ou muselière,
Droit de la pensée. »

© Photo et extraits, Cornéliu Tocan,
    billet, Denis Morin, 2020





lundi 23 mars 2020

Promeneur dans un jardin de Cornéliu Tocan



Le confinement appelle d’une part la frustration et d’autre part la contemplation. Optons plutôt pour le sentier de la contemplation sur lequel je m’aventure par la lecture du recueil de Cornéliu Tocan intitulé Promeneur dans un jardin, paru en 2020 chez Créatique.

Le poète nous propose des haïkus automnaux illustrés. Dans une introduction et dans un glossaire, il situe cette forme poétique et il débroussaille la terminologie qui l’entoure très efficacement.

Quant aux poèmes eux-mêmes, ce sont des petits bijoux prêts à cueillir, finement illustrés, écrits avec une économie de mots et une profusion d’images comme le suppose intrinsèquement le haïku.

Puisse ce jeune poète aborder investir aussi d’autres genres littéraires tels que le conte et le roman quand le temps et les muses le pousseront plus loin dans sa quête artistique.

À découvrir évidemment !

Extraits :

Confinement
« L’araignée scella
En la mettant sous séquestre
Une mouche d’eau. »

Maturité
« Un dernier méandre
Et le ruisselet devint
Une vraie rivière. »

© Texte du billet, sauf les extraits de C. Tocan,
     Denis Morin, 2020