Hervé Richard est traducteur et poète travaillant et vivant en Allemagne. L’exil lui sied bien, nostalgique de la France, mais épris des cultures allemande et russe, il posa sa valise au sortir d’une gare.
Dans son recueil de poésie Ni nom ni trace paru chez Edilivre, il se fait spectateur des autres. Il est un solitaire solidaire de la condition humaine. Il évolue en périphérie du monde où il soupèse tout et son contraire. Ainsi, il appelle le grand amour et pourtant le silence de l’autre/des autres lui plombe parfois les ailes. Il cherche à comprendre ceux et celles qui l’entourent comme s’il était marchant dans une salle des pas perdus. Il tend l’oreille, capte des confidences, décode les scènes vues, cherche à comprendre qui il est.
Cette mise à distance de lui-même lui permet de sortir une plume de l’écritoire comme le ferait un pianiste plaçant une partition à la bonne heure. Il confiera que « le poème est le parapet d’où je ne tombe ».
Ce recueil traite avec sensibilité et tendresse de l’incommunicabilité des êtres, en cette époque où les moyens de communication foisonnent, mais où nous ne nous comprenons que si peu ou trop tard.
À lire, si une poésie intimiste vous intéresse. Personnellement, j'adore.
Extrait :
« tu
me vois sans me voir
m’entends sans
t’attarder
m’attends sans
t’attendrir
me parles sans
t’écouter. »

Aucun commentaire:
Publier un commentaire