lundi 12 juillet 2021

Variations sans palais de Irina Moga

 

Irina Moga est une écrivaine canadienne d’origine roumaine (poésie, nouvelles, critiques) qui publie dans les revues littéraires tant au Canada qu’aux États-Unis. Elle a déjà coécrit deux recueils en roumain (Limite de visibilité et Poème continu) qui lui ont mérité deux prix littéraires. En 2018, elle corédige avec l’artiste allemande Tatiana Arsénie le recueil Pictopoems of Berlin. En 2019, son recueil Sea Glass Circe attire l’attention en février 2020, lors de son lancement dans le cadre du Toronto LitUp! Toronto International Festival of Authors. 

Or, la revoici, avec un nouvel opus poétique intitulé Variations sans palais paru en septembre 2020 aux Éditions L’Harmattan en France.

Ce recueil se subdivise en trois sections : Le journal perdu de Paul de Chomedey, Seigneur de Maisonneuve; Variations sans palais; Alphabet noyé.

Je suis agréablement surpris de découvrir Paul de Chomedey, le cofondateur de Montréal, en poésie. On découvre son déracinement de la Champagne, sa région natale bien-aimée, pour aller fonder en Nouvelle-France, puis son retour vers la Mère-Patrie.

Le deuxième segment comporte les pérégrinations au Canada et des réminiscences de la vieille Europe. La poète, du moins son double, fait souvent référence au Château de Nemours. Le thème du déracinement et de l’enracinement est la récurrence de ce recueil intéressant à lire. 

Puis le trois segment consiste en phrases brèves énoncées à partir de lettres de l'alphabet.

La poésie contient en elle-même, ses images et ses mystères. Un esprit curieux parvient à décoder au-delà le texte autant de sentiers par où le lecteur peut déambuler. 

À suivre pour le prochain opus.

Extraits : 

« Bulles d’azur et écharpes d’air

qui se confondent dans

la latitude incarcérée de mes pupilles

avec le vent

doux remède du silence. »

 

« J’attends le mouvement de tes pas

qui s’approchent, avec agilité et ruse,

avec formalité et

un contrepoint d’ironie. »

 

« Lueur

d’octobre

faite

de

nébuleuses

feuilles

d’acacia

qui planent

sur

les

toits

et la spirale noire

que tu m’as ramenée

à la maison

sur le dos

d’une vieille pièce grecque. »

 

© Photo L’Harmattan, texte du billet, sauf les extraits de I. Moga, D. Morin, 2021


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